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Madagascar

Les funérailles à Madagascar

Quand quelqu'un meurt, les parents les plus proches du mort lavent le corps bien soigneusement, le parent de choses diverses, d'oreillettes et colliers d'or, garnis de corail et autres ornements, l'ensevelissant avec 2 ou 3 jusqu'à 7 pagnes de très belles qualités, puis l'enveloppent d'une grande natte lorsqu'ils le portent dans le tombeau.

Auparavant, tous les parents, amis, sujets et esclaves du défunt viennent pleurer dans la maison autour du corps. Au pied de ce corps ainsi qu'à la tête, ils allument une chandelle nuit et jour.

Pendant ce temps les joueurs de tambour jouent et plusieurs femmes et filles dansent une danse sérieuse au son des tambours. Ces personnes à leur tour vont pleurer dans la maison, récitent les louanges du défunt en témoignant être bien fâchés de sa perte et lui parlent comme s'il était vivant en lui demandant pourquoi il s'est laissé mourir, s'il avait manqué de quelque chose, s'il n'avait pas de l'or et de l'argent, du fer, des boufs etc.

Et après avoir pleuré le corps jusqu'au soir, on tue les boufs dont on distribue la viande à toute l'assemblée. Le lendemain, l'on transporte le corps enfermé dans un cercueil, fait en forme de coffre de deux souches de bois, creusées, bien jointes. Cette technique rappelle l'emploi des pirogues dans lesquelles on mettait le corps du défunt. Ils le transporte au cimetière dans une maison faite de charpenterie assez bien faite, et le mettent sous terre sous cette maison, en mettant auprès de lui un panier, un cassot à prendre le tabac, une écuelle de terre, un petit réchaud de terre à brûler du parfum, quelques pagnes et quelques ceintures. Et aussi ils ferment la maison devant laquelle ils plantent une grande pierre de la hauteur de 12 à 15 pieds, (environ 4,50m) puis sacrifient plusieurs bêtes dont ils en laissent une part au défunt, au diable et à Dieu.

Après 8 à 15 jours, les parents envoient par des esclaves à manger au défunt. La même technique était pratiquée aux Comores. De belles poteries d'importation, serties sur les murs des tombeaux, sont là pour accueillir cette nourriture portée par les esclaves durant 40 jours après le décès.

On lui fait aussi des recommandations comme s'il avait été vivant. De temps en temps, la famille vient devant le mât portant les crânes des bêtes sacrifiées pour lui demander conseil. Les serments les plus solennels qu'ils font sont sur les âmes de leurs ancêtres. S'ils deviennent malade et qu'ils tombent en frénésie, les proches du malade envoie une « ombiasse » quérir de l'esprit au cimetière, il y va la nuit et fait un trou à la maison qui sert de sépulcre, en appelant l'âme du père du malade, il lui demande de l'esprit pour son fils ou sa fille qui n'en a plus. L'invocation du mort se fait ainsi. On espère obtenir l'esprit dans un bonnet par le trou cité plus haut au bénéfice de l'enfant qui a perdu la tête.

« L'ombiasse » referme le bonnet et regagne promptement la maison du malade en disant qu'il tient un esprit et il met le bonnet sur la tête du malade qui, en général dira qu'il se sent mieux. Ce malade plus tard voudra qu'on récompense cette personne car c'est grâce à l'esprit de ses ancêtres qu'il a retrouvé la santé.

Les rites des funérailles étaient ainsi au 17ème siècle, depuis, les choses ont évoluées, mais le fond de cette cérémonie reste le même.

Chantal Leperlier

Sources: Histoire de la Grande Isle Madagascar.

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Une des ethnies de Madagascar : « Les Mahafaly »

Mahafaly signifie « qui rend heureux » ou « qui rend tabou ».

Les Mahafaly vivent sur le vaste plateau calcaire qui borde la côte sud ouest, entre les fleuves Menarandra et Onilahy. Ce plateau reçoit annuellement moins de 50cm de pluie. La végétation est comme dans l'Androy, adaptée aux longues périodes de sécheresse. Les rois Mahafaly appartiennent à la dynastie Maroserana ayant des biens avec l'Anosy mais aussi avec les Maroserana Sakalava.

Parmi leurs illustres ancêtres, on peut nommer Andrianalimbe et Olombetsivoto. Peuples de pasteurs, les Mahafaly vivent en petits groupes. Ils subsistent essentiellement grâce à de maigres récoltes de maïs, de manioc, de tubercules sauvages et de figue de Barbarie.

L'art funéraire Mahafaly est caractérisé par l'érection de nombreux « aloalo » sur les tombeaux.

Les « aloalo » sont des poteaux de bois sculptés de motifs géométriques et surmontés de figures ou de scènes naïves de la vie. Autrefois, les « aloalo » ne représentaient que des zébus et leur érection était le privilège de certains clans.

L'art mahafaly se manifeste à travers certaines coiffures très caractéristiques et les tatouages. Il se retrouve aussi dans l'orfèvrerie et la sculpture sur bois.

Chantal Leperlier

Sources: Madagascar le guide.

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